To do list

Dans moins d’une semaine, je pars aux Etats-Unis. Voilà c’est dit, dans très exactement 6 jours je serai une étudiante en échange à l’Université de Georgetown, Washington D.C. J’ai rempli toutes les formalités sans vraiment réaliser, la tête dans le sable mais c’est  bien vrai : je m’en vais. La plupart des Sciences Pistes sont déjà partis : Amérique du Sud, Amérique du Nord, Egypte, Palestine, Allemagne, Estonie… et les photos sur Facebook sont là pour le prouver et me le rappeler à chaque instant : non, tout ça n’est pas qu’une vaste farce, et non, personne ne va à Poudlard mais à Ramallah, Berlin, Bogota, Tartu, Lima, Rio, le Caire, Philadelphie (ahah, vous vous reconnaissez bande de chacals ?).

Comme je n’en peux plus d’attendre et que je me fais chier comme un rat mort pendant que vous parcourez le monde, je me suis dit, tiens, je devrais faire une to do list de bonnes résolutions avant de partir (je suis une fille, je fais des listes, c’est comme ça, adieu théories du genre). Le problème c’est que cette liste n’en finit plus de se rallonger…

– Ne pas prendre 20 kilos. Non sérieusement, je sais que je devrais en avoir rien à faire et tout, en mode Beth Ditto est passée par là, fat is cool tout ça, mais QUAND MEME. La perspective de ne manger que des trucs pleins de gras et de sucre et du steak aux hormones me rend légèrement nerveuse.

– faire du sport (voir point précédent)(j’ai des préoccupation de fille intelligente et dignes t’as vu ?).

– découvrir la scène musicale de D.C. Un américain m’a juré qu’elle était bien. Si elle ne l’est pas, j’écouterai l’album de Ke$ha jusqu’à ce que mort s’ensuive.

– devenir une loutre. Enfin, sociable comme une loutre. Si, si, c’est super sociable une loutre. La loutre est mon animal totem, c’est officiel. Je suis du genre capacité d’adaptation sociale minimale, il me faut 3-4 mois dans une nouvelle école/immeuble/ville avant de reconnaître des gens, 6mois avant de dire bonjour, 1 an avant de me faire des potes, 2 ans avant de me faire des amis et oh tiens, c’est déjà la 3A ?

– make up and chewing gums. Je rigole pas, c’est un tip que je vous donne là, un secret jalousement gardé par tous les américanistes et dûment éprouvé durant mon récent séjour à Paris au milieu de milliers de touristes : comment reconnaître une américaine ? C’est simple, elle porte beaucoup, beaucoup de maquillage, parfois orangé, et elle mâche du chewing-gum allègrement en disant « I mean, emmmmmm ». C’est une loi de la nature. Donc, pour mieux m’intégrer, je vais mâchonner toute la sainte journée (comme ça j’aurai pas trop envie de fumer) et investir chez l’Oréal, oubliant par là tous mes principes (théorie du genre, fuck you bis).

– arrêter de fumer. Il parait que c’est très mal vu là bas, et qu’être française n’est pas une excuse. Au secours, Ke$ha fait la la pouf avec du glitter partout et rince le vomi coincé entre ses dents avec du Jack’s mais je peux pas m’en griller une à l’aéroport. REALLY, America ?

– Envoyer des cartes postales. C’est trop cool les cartes postales. C’est comme quand on était gosses et qu’Android était un nom savant pour les robots et que « SMS » c’était une série du bac pro.

Et en plus, faut que je blogue…

 

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Aurélie, ma douce.

Depuis quelques temps déjà, on peut entendre sur les ondes et, pour ceux qui la regardent encore, voir à la télévision la nouvelle chanson de Colonel Reyel, intitulée « Aurélie ».

Qui est donc ce Colonel qui trust les charts français en 2011 ? On apprend sur Wikipédia :

Rémy Ranguin1, dit Colonel Reyel, né le 5 octobre 1984 en Guadeloupe est unchanteur de dancehall français 2.

Originaire de la Guadeloupe et ayant grandi à Pantin1, il se fait notamment connaître par les chansons Celui… et Toutes les nuits puis Aurélie, toutes les trois numéro un des classements de titres en France en 2011.

Vous avez forcément entendu « Celui », dont voici les paroles débordant de respect pour les femmes et leur sexualité comme tout bon titre visant à nous faire shaker notre booty :

« Mais je peux rien y faire,
il faut que je l’exprime,
Un amour sincère dans un monde où le sexe prime,

[NDLR : notre homme est donc fou dingue d’une fille qui a un copain, et il veut lui montrer qu’il la respecte et qu’il l’aime et que donc il est au dessus de tous ceux qui veulent juste avoir des relations sexuelles avec lui. Ma foi.]

Donc je m’exprime,
Mes textes primes, mon estime girl,
Tu seras ma Sylvia
et moi ton Mesrine

Laisse moi être celui,
Qui partage ta vie,
Oui celui à qui tu te confies,
Nul ne sauras te comprendre mieux que moi,
Donne moi ma chance tu verras,

Au pire celui, qui partage ta nuit,

[Mais bon, si elle veut juste coucher, ça passe aussi, il se dévouera et lui fera connaitre un nouveau monde de plaisir]

Passer quelques heures avec toi dans ce lit,
Je saurais prendre soin de toi,
Laisse moi ma chance tu verras »

Voilà, maintenant vous connaissez l’énergumène et une petite écoute de ses autres clips sur Youtube vous confirmera qu’il n’y a rien d’extraordinaire : juste un macho de plus au pays des machos du R’n’B / hip hop / rap français (même si apparemment sa musique relève du « dancehall »). C’est une spécificité française d’ailleurs dans ce domaine : les chanteurs de R’n’B ou autre y sont beaucoup plus paternalistes que leurs confrères US qui réduisent purement et simplement la femme à un objet sexuel. Non, le français lui promet l’amour à la clé, veut une femme qui n’est pas une pute, sera tendre, il lui mettra même des doigts.

Rien de nouveau sous le soleil. Non, ce qui m’a vraiment outré c’est sa dernière chanson donc, la fameuse « Aurélie ».

Un petit rappel du Mouvement pour le Planning familial :

« Rappelons pour mémoire que le budget alloué par l’Etat au financement des EICCF est de 2,6 M€ par an depuis 2008 après avoir été menacé d’une amputation de 42% en 2009 et que c’est grâce à la mobilisation citoyenne menée par Le Planning Familial que cette stabilité a pu être obtenue sans toutefois répondre encore aux besoins. »

Toutes les associations s’accordent à dire qu’aujourd’hui, avorter est devenu un parcours du combattant et surtout que la prévention et l’éducation sexuelle dans notre pays est devenue quasi-inexistante faute de moyens. J’entends encore aujourd’hui des filles et des garçons de 17/18 ans persuadés que le préservatif n’est que contraceptif, comme la pilule. Donc inutile si on prend cette dernière. On constate également que de plus en plus de jeunes filles considèrent la pilule du lendemain comme un moyen de contraception, si encore elles y ont accès dans les temps et sans trop de difficultés. Certaines ignorent leur droit à se faire prescrire la pilule sans l’autorisation de leurs parents et gratuitement. Dans les lycées et les collèges rares sont ceux et celles qui osent frapper à la porte de l’infirmière scolaire pour demander des informations ou prendre une brochure. Encore une fois, faute de moyens, celles ci sont peu présentes (quelques heures par mois).

Ces constats sont d’une banalité affligeante, surtout si vous vous intéressez déjà à la question. Il faut parler avec des jeunes filles et des jeunes garçons aujourd’hui, pour comprendre l’étendue des dégâts dans les esprits et sur les corps.

Alors quand j’entends ça, cette « chanson » sur toutes les Aurélie, j’ai la rage. J’ai la rage que désormais ces petits cadors de Skyrock ne se contentent plus de promouvoir une image de la femme dégradante et dégradée. Ils ne se contentent plus de donner une image de la sexualité erronée, dangereuse, fantasmée.

Non maintenant, il explique aux filles que ce n’est pas grave de faire sauter le tanga dans la twingo le tout sans capote. Et si tu tombes enceinte ma fille, ce n’est pas grave, au contraire, c’est beau ! C’est beau de donner la vie.

Appréciez :

[Refrain]
Aurélie n’a que 16 ans et elle attend un enfant,
Ses amis et ses parents lui conseillent l’avortement,
Elle n’est pas d’accord elle voit les choses autrement,
Elle dit qu’elle se sent prête pour qu’on l’appelle  »maman ».
Celui-ci c’est pour toutes les Aurélie,
Celles qui ont donné la vie,
Pour toutes les Aurélie,
Oy, mère à tout pris

Elle est en seconde dans un lycée de banlieue,
Sort avec un mec de son quartier depuis peu,
Il est comme elle aime c’est à dire un peu plus vieux,
Il a l’air amoureux, ils ont tout pour être heureux…

Elle l’a jamais fait elle attendait juste le bon gars,
Là elle se dit  »bingo » il sont seuls dans la twingo,
Donc ça va swinguer, elle enlève son tanga,
Et réussi le ace comme Tsonga

Oui mais voila 9 mois plus tard il assume pas et se sauve comme un bâtard,
Elle a découvert qu’en fait il est fêtard,
Résultat elle se retrouve seule dans cette histoire.

[Refrain]
Aurélie n’a que 16 ans et elle attend un enfant,
Ses amis et ses parents lui conseillent l’avortement,
Elle n’est pes d’accord elle voit les choses autrement,
Elle dit qu’elle se sent prête pour qu’on l’appelle  »maman ».
Celui-ci c’est pour toutes les Aurélie,
Celles qui ont donné la vie,
Pour toutes les Aurélie,
Oy, mère à tout pris

Je peux te dire que toute sa vie elle se rappellera,
Elle se rappellera le jour où elle annonça,
Où elle annonça à sa mère et son papa
Elle annonça qu’elle était enceinte de 3 mois,.
Elle ne s’attendait pas à ce qu’ils sautent de joie,
Mais elle espérait quand même qu’ils fassent preuve de bonne foi,
Le moins que l’on puisse dire c’est que ce ne fut pas le cas,
Et la galère commença…

[Refrain]
Aurélie n’a que 16 ans et elle attend un enfant,
Ses amis et ses parents lui conseillent l’avortement,
Elle n’est pes d’accord elle voit les choses autrement,
Elle dit qu’elle se sent prête pour qu’on l’appelle  »maman ».
Celui-ci c’est pour toutes les Aurélie,
Celles qui ont donné la vie,
Pour toutes les Aurélie,
Oy, mère à tout pris

Elle a du construire très rapidement un foyer,
Faire face à  ses responsabilité pour le loyer,
Trouver un travail coûte que coûte pour le payer,
Elle aura tout essayé…
Comme on dit dans les quartiers elle s’est saignée,
Pour trouver quelqu’un qui veuille bien la renseigner,
Je crois qu’on n’est pas V.I.P comme Mathilde Seigner,
De ne pas lâcher l’affaire ça lui a enseigné, ooh

On a tous connu une fille dans le cas d’Aurélie,
Une pour qui grossesse est synonyme de délit,
Rejetée par ses amis mais surtout sa famille,
Qui n’acceptent pas qu’elle souhaite donner la vie,
Voila ce que je dirais si je devais donner mon avis,
Mettre un enfant au monde ne devrait pas être puni,
C’est la plus belle chose qui soit et si tu le nies,
C’est que tu n’a rien compris…

Donc je l’avoue j’ai rien compris. Je suis la première à dire que nous avons une vision hypocrite de la famille, liée à une représentation idéale, avec un papa et une maman et un chien merci-touvabien. Je sais également que l’avortement est une décision et un acte extrêmement douloureux et difficile.

Je ne jette pas la pierre à Aurélie. Ce n’est pas sa faute, c’est la notre. C’est celle des adultes, de l’Etat qui n’assume pas son rôle d’information et de protection, des parents qui évitent le sujet. Désormais c’est aussi la faute du Colonel Reyel et comparses.

Enfin je voudrais dire, Aurélie, tomber enceinte n’est effectivement par la pire chose qui puisse t’arriver si tu as des rapports non protégés. Donner la vie ne devrait pas être puni, d’ailleurs ça ne l’est pas, avoir des relations sexuelles non protégées, si. Aux dernières nouvelles, le SIDA contamine 7000 personnes chaque année. Sans parler des autres IST qui reviennent à la charge comme la syphilis, la blennorragie, les papillomavirus qui déclenchent des cancers du col de l’utérus, parfois des années plus tard.

http://www.planning-familial.org/

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La vie après une agression – Episode 1 Tata les bons conseils

Ahah, un article dont le titre fait déjà palir d’envie Femme Ponctuelle (no comment) et autres magazines sensés t’apprendre comment bien manger, bien baiser, bien consommer et éventuellement comment bien faire caca.

Ce n’est un mystère pour personne, je me suis fait agressée il y a quelques mois. Je ne devais pas écrire là dessus. Premièrement parce que je ne sais pas si j’ai le droit d’en parler, juridiquement parlant, ensuite parce que je ne suis pas fan des articles tire-larmes. Alors vous ne saurez pas ce qui s’est passé, mais je vais faire une série d’articles sur l’après, en mode Tata les bons conseils.

Ouuuh j'suis content !

Je veux juste que celles et ceux qui ont vécu la même chose puissent trouver ici un peu de ce sentiment précieux, celui d’être compris, de ne pas être seul.

C’est la chose la plus difficile qui soit,  et ce pour une raison très simple : les gens autour de vous n’ont probablement pas vécu d’expérience comparable, et ce que vous ressentez est de l’ordre de l’intime, parfois de l’inconscient.

Petite typologie des expressions toutes faites qu’on va immanquablement vous sortir :

– « Au moins tu es encore en vie » (aaaaah la force du constat pur, simple, implacable et c’est vrai, t’es pas mouru l’âne, ce qui avance bien le schmilblick on est d’accord)

– » Moi, à ta place j’aurais » a) joué les ninjas, comment dans les films, car j’apprend le ju jitsu depuis 3 semaines b) ramené l’agresseur à la raison par un discours digne de Maitre Yoda, car je suis Maitre Yoda figure toi c) déployé la ruse d’un sioux pour m’échapper et peut être même retourner la situation et le faire arrêter

Luana, this is for you

et ma préférée :

ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Une merveille de vulgate psycho de comptoir, généralement offerte par un proche indélicat mais sûr de sa sagesse et de son originalité, ou par un pote qui n’a pas bien compris ce qui vous était arrivé.

Alors voilà, c’est vrai, quand on s’est fait agresser, on ne supporte plus personne, tous cons et superficiels, incapables de nous comprendre, d’utiliser les mots justes, à nous ressortir leurs grandes phrases qui sonnent creux comme une chanson de Lorie.

Là c’est le moment des bons conseils. Alors un mot : patience et surtout prenez conscience que vos relations avec les autres ne seront plus jamais les mêmes parce qu’on a atteint la confiance que vos parents y avaient mis en dedans de vous, votre estime de vous-même difficilement acquise pendant l’adolescence (ou pas) et votre confiance en l’humanité. Vous allez vous découvrir étrangement sec et plein de répartie, car vous ne supporterez plus qu’on vous prenne pour une gourde ou un jambon (ou un lapin de 6 semaines). Très bien : faites le tri. Il se fera naturellement de toute façon. Acceptez-le, votre vie change. C’est un peu comme si vous deviez vous remarier avec vous même et redire « pour le meilleur et pour le pire » une deuxième fois.

Ah oui et aussi : allez voir une psy. Mais ça ce sera pour un prochain épisode…

Tata (qui a encore arrêté de fumer, sisi).

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« In the dark, in the back of the van »

Ce blog était déjà en pause depuis un certain temps. Je viens juste dire coucou et confirmer que je risque de ne pas écrire beaucoup dans les semaines à venir. D’abord parce qu’il m’arrive des choses pas vraiment glop glop en ce moment et que je suis occupée entièrement à me sortir de l’impasse, ensuite parce que de toute façon je ne pourrais pas écrire là dessus.

L’humanité a connu pire perte, on en conviendra.

Tu dis ça pour moi, c'est ça ?

Take care, écoutez l’album de Ladyhawke, c’est bon pour ce que vous avez, votez demain, mangez ce dont vous avez envie, allez au ciné, aimez vous les uns les autres, on s’en reparle dans un mois ou deux.

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Not romantic – too dramatic

Je ne sais pas si c’est lié au revival 80’s depuis 2/3 ans, à la mort de Patrick Swayze ou à un alignement soudain de Venus et Pluton, mais il y a de la danse sale dans l’air.

Patriiiiiiiiiick

A la base Dirty Dancing, c’est le film à l’origine du mythe selon lequel les filles auraient des goûts de chiottes en matière de films. C’est l’équivalent de Die Hard pour les garçons, voyez ?

Il faut bien reconnaître que 1) le film est un navet complet, avec de gros problèmes de rythme et une intrigue en mousse 2) il est pourtant devenu culte. Oui culte. Peut être pas pour toutes les filles, certainement pas de toutes les générations, mais le déhanché de Patrick Swayze est gravé dans la rétine de beaucoup d’entre nous (et de pas mal de gays aussi). La preuve c’est que l’autre jour, il est passé sur une obscure chaîne de la TNT et que j’ai dansé en rond avec ma soeur pendant 10 minutes avant de se trémousser sur le lit avec un paquet de tagada devant LE film de nana.

Mais Dirty Dancing, depuis quelques mois est devenu plus qu’un dance movie un peu cheap. C’est un totem, un running gag de la génération Y. La preuve par trois :

#1 – L’Arnacoeur

La comédie romantique française de l’année dernière, avec Vanessa Paradis et Romain Duris pour ceux qui vivent dans une grotte. Un film efficace, marrant, qui accomplit un petit miracle : rendre Vanessa et Romain presque supportables pendant quelques minutes. Le tout notamment grâce à une scène rentré directement dans mon panthéon personnel des moments où j’ai honte de sourire niaisement dans le noir :

Et aussi Romain Duris pue le sexe. Bref. C’est pas le meilleur.

#2 – Les Black Eyed Peas et leur « The Time – Dirty bit ».

Nobody puts Fergie in a corner. J’ose même pas imaginer la réunion de l’équipe de la maison de disque. Fergie qui tape un caprice, qui menace de chanter très très fort, Will I Am qui s’accroche à son vocoder et finit par céder en se disant « si Lady Gaga a mis une robe charolaise label rouge, on peut bien faire une reprise de Time of my life non ? ».

#3 – La meilleur collaboration judéo-arabe depuis l’aube de l’humanité.

Dirty Dancing aide à résoudre le conflit israélo-palestinien. Et accessoirement, ça se passe entre Montréal et NYC. Si si, génération Y j’te dis. Cette vidéo de Chromeo c’est mon coup de coeur de janvier (le premier qui me signale que c’est sorti il y a 9 mois se prend un coup de bensimon blanche immaculée sur les fesses). Avec en prime les commentaires sur YT qui sont savoureux, allez jeter un oeil.

 

Ma question est donc : mais qu’est ce qu’on attend pour mettre des robes à fleurs et des tennis et danser comme des catins avec des mecs en pantalons flare ? Vous n’avez plus qu’à acheter (bien sûr) le DVD et débrancher votre cerveau. See you soon.

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« She said : don’t let go. Never give up, It’s such a wonderful life. »

C’est la nouvelle année, le moment des SMS à la chaîne, les lendemains de soirée difficiles, les top 10 douteux… et les bonnes résolutions.

Il faut que je me confesse, j’en suis. Je veux dire que j’appartiens à cette catégorie de filles, hystériques à l’approche du 31, qui passent 5 heures dans la salle de bain (pour finalement avoir leurs règles 3 minutes avant de partir, true story) et qui finissent le lendemain complètement déprimées, à chanter « ALLL BYYYY MYYYSEEEEELFEUH » en mangeant les restes de gâteaux de la veille et en se demandant qui suis-je, ou vais-je, dans quelle étagère ?

Un vrai moment Lady Dior quoi.

Je garderais donc le fruit de cette intense réflexion nombriliste pour moi. Je sais que beaucoup de ceux qui me lisent sont dans la même promo (pour les autres, vous êtes arrivés ici en tapant des choses répréhensibles sur Google, et ça, sachez que je le VOIS).

Comme moi donc, vous vous apprêtez à passer les partiels (mais bon, ça, on en parlera pas) et puis surtout, à la fin de l’année c’est le grand saut dans l’inconnu. Un an à l’étranger. Sachez que Tata Emma n’a pas de conseils à vous donner, et que je suis dans un état d’angoisse proche de l’Ohio (même si pour moi ça ne devrait pas se passer dans cet Etat) (pun intended).

Euh, on se Skype à l'arrivée ?

On reparlera de ce fameux départ, parce que rien qu’avec les embûches qu’on a rencontré, tous, je pourrais écrire un livre.

Je ne vous souhaite qu’une seule chose : que ce début d’année soit pour vous comme il l’a été pour moi l’occasion de vous libérer de ce qui vous a entravé en 2010.

Depuis quelques années déjà, je me battais contre moi même. L’impression de vivre à contre courant, de marcher contre la marée (n’importe quoi la métaphore) en permanence. De devoir toujours aller contre mes envies et mes projets, parce que j’étais de celles qui ont une espèce de complexe de l’infirmière ou que sais-je. J’ai vécu avec la peur de dire non,je me suis auto flagellée à l’idée de ne pas pouvoir tout faire.

Il a fallu un gros électrochoc et quelques rencontres pour que je comprenne.

Mes amis, pour la 3ème année à l’étranger, comme pour vos amis, vos amours, vos emmerdes, le plus dur, c’est de faire un choix et de l’assumer. Le reste ne nous appartient pas.

Oui, depuis le 1er Janvier, je me sens tel Dobby dans Harry Potter, je suis un elfe liiiibre !*

Planifier les révisions, un vrai casse-tête isn't it ?

Allez je retourne noyer mes angoisses pre-partiels dans la musique et le chocolat noir.

*Accessoirement en deuil l’elfe, Dobby quoi !

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Parle à ma main

Les chouchous, l’heure est grave.

Cette année semble bien être la plus difficile qu’il m’ait été donné de vivre depuis… pfiou au moins la seconde. Oui je sais vu comme ça vous vous dites que c’est pas bien grave, la seconde c’était chouette dans vos souvenirs.

Vous pensez avec nostalgie à vos premières cigarettes fumées en douce derrière un échafaudage, aux heures passées à la terrasse du café à boire… ben un café pendant les heures de trous. Si vous êtes nés après 1940, vous pensez certainement aux manifestations lycéennes, pendant lesquels assis en tailleur vous chantiez coumbaya (ou probablement Tryo) et  » *insérez le nom d’un ministre de l’Education dont le nom se termine en é* si tu savaiiiiis, ta réfooooormeuh, ta réfoooooormeuh, ta réforme où on s’la met ! ».

S'ils n'avaient pas de banderole, on pourrait croire qu'ils s'apprêtent à faire le fameux "po po popo papapo po" (infâme déformation des White Stripes)

Voilà, ça c’est pour l’image d’Épinal. Pour moi la seconde c’était ça. Mais c’était aussi un stress incommensurable, la vraie crise existentielle de l’artiste maudite et incomprise, doublée d’une bonne dose de complexe de la petite-grosse-intelligente-bonne-copine.  Vous situez ça dans un lycée de zone ou l’éducation n’est pas prioritaire pour tout le monde, un chagrin d’amour et plein d’embrouilles dont je ne me rappelle même plus, et vous obtenez une bonne grosse dépression.

Mon rat est mort. Il s'appelait Charles-Hanoï, comme Baudelaire et Indochine, et je suis tristesse. Fuck la sociétey.

Oui, celle qui fait que vous avez 16 ans, de l’acné, le teint blafard à force de rester enfermée dans le noir dans votre chambre à écouter Linkin Park (on se rebelle comme on peut), et que vous ne savez pas très bien où vous serez demain mais ça ne peut pas être pire qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui, je n’ai plus 16 ans, l’acné on n’en parlera pas (je suis ALLERGIQUE à toute forme de traitement, c’est la vie, c’est nul), et j’écoute plus Tryo sauf dans les soirées où on se retrouve tous à chanter Désolé pour hier soir avec la larme à l’oeil et un demi dans la main.

Un jour, ma mère m’a dit (et ma mère est la personne la plus sage que cette terre ait porté) : « Emma, arrête de croire que tu vas sortir de cet état dans lequel tu es (je devais avoir 18 piges), je vais te révéler un secret : les adultes, ça n’existe pas. Moi j’ai toujours 20 ans dans ma tête, je suis tout le temps amoureuse, tourmentée, dans la rébellion, dans les questions incessantes. Tout le monde reste comme ça, et ceux qui changent sont des morts-vivants. C’est tout. »

Euh, là y'a pas de blague. C'est juste parce que je suis amoureuse de Patti Smith.

Je crois bien que je suis tombée l’autre jour sur un cas d’étude. Un de ces fameux « adultes », persuadé de sa supériorité, de sa grande sagesse, de sa maturité. Persuadé aussi que la forme compte plus que le fond, et surtout persuadé d’être dans son bon droit quoi qu’il arrive, parce qu’il a 40 ans,plein de jolis diplômes alors il « sait ». Moi j’ai 20 ans, j’ai une tête de bébé, je ne suis pas finie, je ne sais pas, je ne peux pas savoir, pas mieux que lui.

Peu importe que j’aie travaillé comme une acharnée, avec passion. Peu importe le fond, si la forme n’est pas respectée. Il « sait » et il doit m’apprendre, me dresser, me dire comment bien rentrer dans les clous, ne pas faire de vague. Surtout ne pas remettre en cause l’ordre établi, la hiérarchie. Respecter son ancienneté, ne pas poser de questions. A quoi bon ?

Photoshop disaster. Une minute de silence.

Face à cet énergumène, j’ai eu une pensée pour ma mère. Cet homme devant moi, si persuadé d’être un adulte, psychorigide, borné, au fond, n’est qu’un adolescent. Un adolescent frustré, qui se raccroche au peu de pouvoir qu’il a acquis pour se défouler.

Sur le coup j’ai ravalé ma rage, serré les poings, tenté de rattraper le coup sans succès. J’aurais voulu exploser, hurler « ET QUAND TU BAISES, CA PREND 20 MINUTES AUSSI ? » mais je ne pouvais pas. D’ailleurs tant mieux, c’aurait été très vulgaire.

Alors ça c'est vulgaire !

Je crois qu’aujourd’hui, après avoir repensé à ce que m’a dit ma mère, j’aurais presque envie de lui tapoter l’épaule en disant « tututut tu verras ça va aller, un jour tu pourras pécho Charlotte B. et si elle ne veut pas de toi c’est qu’elle est idiote et qu’elle n’en vaut pas la peine » ou tout autre insanité qu’on dit aux boutonneux en âge de procréer.

Tout ça pour dire que je suis un peu dans la mouise quand même, et que j’ai l’égo six pieds sous terre et que vivement les vacances. Mais ça aurait été moins drôle.

Kiss love peace on the flex !

BONUS :

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